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Plus de gènes du diabète de type 2 trouvés

« Les médecins sont plus près de construire un profil d’ADN des personnes qui sont à risque de diabète après avoir identifié un autre ensemble de gènes associés à la maladie », a rapporté le Daily Telegraph.

L’étude à la base du rapport de nouvelles combinait les résultats de plusieurs études d’association pangénomiques, qui comparaient l’ADN de milliers de personnes atteintes de diabète de type 2 à celui de personnes sans maladie. En plus de confirmer plusieurs variants génétiques que l’étude précédente avait associés à la maladie, la recherche a identifié 12 nouvelles variantes, portant le nombre de gènes liés à 38.

Cette recherche bien menée a généralement été rapportée avec précision par la presse. Cela nous permet de mieux comprendre les variations génétiques susceptibles d’accroître le risque de diabète de type 2. Ces résultats sont importants, mais avoir toutes ces variantes de gènes ne signifie pas qu’une personne développera définitivement la maladie. Cette avancée est peu susceptible d’avoir une implication immédiate pour le dépistage ou la prévention du diabète de type 2. Le surpoids ou l’obésité est un facteur de risque modifiable connu pour cette maladie.

D’où vient l’histoire?

L’étude a été réalisée par des chercheurs de diverses institutions académiques et médicales internationales, y compris l’Université d’Oxford et le Wellcome Trust Sanger Institute au Royaume-Uni. La recherche a été soutenue financièrement par de nombreuses organisations, y compris l’Académie de Finlande, l’American Diabetes Association, les fabricants et les conseils de recherche nationaux. L’étude a été publiée dans la revue à comité de lecture Nature Genetics.

La couverture des nouvelles de cette recherche est claire, expliquant que la découverte augmente la compréhension des facteurs de risque génétiques pour le développement du diabète de type 2.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Il s’agissait d’une méta-analyse (mise en commun statistique) de données provenant de plusieurs études d’association pangénomique. Les chercheurs rapportent que la combinaison de ces études a donné lieu à deux fois plus de données que celles analysées dans une étude antérieure publiée par certains chercheurs, qui a été couverte par Behind the Headlines en mars 2008.

Qu’est-ce que la recherche implique?

Les chercheurs ont combiné les données de huit études pour un total de 8 130 patients atteints de diabète de type 2 et 38 987 contrôles. La combinaison des données d’un certain nombre d’études différentes augmente la puissance de la recherche pour détecter les associations entre les variants génétiques et la maladie. Dans la première étape de cette étude particulière, les données provenant d’études individuelles ont été combinées pour déterminer la fréquence des variations génétiques particulières chez les personnes atteintes de diabète de type 2.

Comme c’est commun avec ces études, les chercheurs ont ensuite confirmé leurs résultats dans une population distincte de cas et de contrôles, dans un total de 34,412 personnes atteintes de diabète et 59,925 personnes sans la maladie. Ils s’intéressaient particulièrement aux variations génétiques dans les régions de l’ADN qui n’étaient pas associées au diabète de type 2.

Les chercheurs ont ensuite effectué d’autres analyses de données pour essayer d’expliquer pourquoi tous les variants génétiques découverts jusqu’ici ne représentent qu’environ 10% du regroupement observé de la maladie dans les familles. Une explication plus détaillée de ce phénomène pourrait permettre de mieux comprendre comment ces gènes sont liés à la maladie. Ces analyses incluaient la recherche de variantes additionnelles proches de celles identifiées dans la première étape de l’étude. Ils ont également regroupé la population de personnes atteintes de diabète par d’autres facteurs de risque connus, y compris l’IMC et l’âge du diagnostic.

Quels ont été les résultats de base?

Dans la partie initiale de la méta-analyse, les chercheurs ont identifié les régions génétiques associées au risque de maladie (chez 8 130 patients et 38 987 témoins). Ils ont ensuite confirmé si les variantes significatives de cette analyse étaient également associées à la maladie dans un second échantillon indépendant (34.412 cas et 59.925 témoins).

Dans une dernière étape, ils ont combiné ces deux échantillons pour augmenter leur puissance d’étude et ont identifié 14 variantes différentes qui étaient associées au diabète de type 2. Parmi ceux-ci, deux étaient des associations connues auparavant, et 12 étaient de nouvelles associations qui ont été découvertes par cette méta-analyse.

Comment les chercheurs ont-ils interprété les résultats?

Les chercheurs disent qu’ils ont augmenté le nombre de variantes génétiques connues pour être associées au diabète de type 2. Ils notent que, avec ceux découverts dans d’autres études, il y a maintenant 38 variantes génétiques confirmées associées à cette maladie.

Conclusion

Il s’agit d’une recherche bien menée et bien documentée qui a confirmé ses premiers résultats dans une population indépendante et a utilisé des méthodes acceptées pour ce domaine de recherche. Les chercheurs discutent des explications biologiques possibles de la façon dont chacune des variantes nouvellement identifiées pourraient affecter la susceptibilité à la maladie, les points à noter comprennent:

Trente-huit variantes génétiques associées au diabète de type 2 ont maintenant été confirmées. Cependant, il y en a probablement d’autres et une grande partie de l’héritabilité dans le diabète de type 2 reste inexpliquée. Les chercheurs disent que l’augmentation de la taille de ce type de méta-analyse pourrait en outre détecter beaucoup plus de variantes. Cependant, il est probable que cela ne puisse toujours pas expliquer la majeure partie de l’héritabilité de la maladie. Cela les amène, ainsi que d’autres chercheurs, à penser que des variantes génétiques peu communes peuvent jouer un plus grand rôle. Cela fera l’objet d’une étude plus approfondie.

Comme pour toutes les méta-analyses, un biais peut être introduit lors de la sélection des études à inclure et une approche systématique est le meilleur moyen d’éviter cela. Cependant, la publication ne précise pas si ces chercheurs ont effectué des recherches systématiques ou non.

Fait important, avoir toutes ces variantes de gènes ne signifie pas qu’une personne développera définitivement la maladie. Un certain nombre de facteurs non génétiques ont été associés au risque de diabète de type 2, notamment l’embonpoint ou l’obésité.

Avant que ces résultats puissent être traduits en technologies pouvant aider au traitement ou au diagnostic du diabète de type 2, d’autres recherches seront nécessaires. Les chercheurs reconnaissent qu’une cartographie plus poussée des gènes ainsi que des «études fonctionnelles chez l’homme et chez l’animal» sont nécessaires pour mieux caractériser les variantes impliquées dans le risque de diabète de type 2.