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Une mauvaise observance du traitement médicamenteux augmente la mortalité après une crise cardiaque

Question de recherche La non-observance des traitements médicamenteux affecte-t-elle la survie après une crise cardiaque? Les patients qui cessent de prendre leur aspirine, β les bloqueurs et les statines sont plus susceptibles de mourir en moins d’un an que les patients qui continuent à en prendre au moins un. Pourquoi les auteurs ont-ils fait l’étude? Ils voulaient savoir combien de patients ont cessé de prendre leurs médicaments prescrits après une crise cardiaque, quand ils ont arrêté, et si cela a affecté leur survie. Ils voulaient également explorer les facteurs associés à la non-observance du traitement. Qu’ont-ils fait? Ils ont suivi une cohorte de 1 521 hommes et femmes américains qui avaient été traités pour un infarctus du myocarde et qui ont ensuite quitté l’hôpital en prenant de l’aspirine, un β bloqueur, et une statine. Les auteurs ont interrogé tous les participants au départ, puis leur ont téléphoné un, six et douze mois après leur sortie afin de savoir quels médicaments ils prenaient encore. Les auteurs ont également examiné les dossiers médicaux des participants. Les données sur les décès proviennent du registre des décès de la sécurité sociale couplé aux appels téléphoniques aux proches ou au médecin ou cardiologue du patient. Les auteurs ont calculé les taux de survie à un an chez les patients qui ont cessé de prendre les trois médicaments en un mois. taux chez les patients qui ont poursuivi un ou plusieurs des traitements. Ils ont fait d’autres analyses pour déterminer si la non-observance était un facteur de risque indépendant de décès, et pour explorer quelles caractéristiques démographiques ou de traitement rendaient quelqu’un plus susceptible d’arrêter de prendre un traitement. Qu’ont-ils trouvé? Sur les 1 521 patients, 184 (12,1%) ont arrêté de prendre les trois médicaments dans le mois suivant leur sortie de l’hôpital. Un autre 328 (21,6%) a arrêté de prendre un ou deux, laissant seulement 1009 (66,3%) prenant de l’aspirine, une statine et un β bloqueur. Ceux qui ont arrêté tous les trois étaient significativement plus susceptibles de mourir en moins d’un an que ceux qui continuaient de prendre un ou plusieurs de leurs médicaments (11,5% v 2,3%, P <0,003), une différence qui était indépendante de l'âge, du sexe, traitement à l'hôpital, facteurs psychosociaux et antécédents cliniques (rapport de risque ajusté pour décès 3,81 (IC à 95% 1,88 à 7,72)). Dans les analyses multivariées, les seuls facteurs indépendants associés à l'arrêt des trois médicaments étaient le manque d'éducation au secondaire (rapport de cotes 1,76 (1,2 à 2,6)) et l'âge. L'âge était un facteur de risque plus important pour les femmes (odds ratio 1,77 (1,34 à 2,34) pour chaque augmentation de 10 ans) que pour les hommes (1,23 (1,02 à 1,47)). Une minorité importante de patients arrêtent de prendre leurs traitements à long terme prescrits après une crise cardiaque, et ceci affecte leurs chances de survie directement ou indirectement. La plupart des gens qui allaient arrêter leurs médicaments dans le mois suivant leur sortie de l'hôpital. Les facteurs socioéconomiques semblent plus importants que les facteurs cliniques dans l'identification des personnes les plus à risque. Ces résultats suggèrent que les patients traversent une période de transition vulnérable après avoir quitté l'hôpital, et il peut être nécessaire d'intensifier le suivi pour les voir à travers www.montfordpharmacy.com. Les auteurs disent qu’une discussion sur le fait de rester avec des médicaments devrait être une partie essentielle de la première consultation ambulatoire après une crise cardiaque.